Dépendance : Les français en plein déni

Dépendance : les français en plein déni

Plus de six sondés sur dix de 50 à 79 ans disent ne pas être préoccupés par ce qu’ils deviendront après 80 ans et près d’un tiers pensent qu’ils ne seront jamais dépendants, selon le 1er baromètre sur le risque de dépendance de la Fondation Médéric Alzheimer diffusé le 2 mai 2016.

C’est ce qui s’appelle la politique de l’autruche. Quelque 27% des Français pensent qu’ils ne seront jamais dépendants, d’après la 1ère édition du baromètre sur le risque de perte d’autonomie réalisée par la Fondation Médéric Alzheimer auprès d’un échantillon représentatif de 3.390 individus âgés de 50 à 79 ans et présentée le 2 mai 2016.

D’ailleurs, 63% des personnes interrogées déclarent ne pas se préoccuper de leur devenir après 80 ans. Pire : 73% des sondés rejettent l’idée même de se retrouver un jour dans une maison de retraite. Comble du déni : 42% d’entre eux ne veulent tout simplement pas qu’on leur parle du risque de dépendance.

Puiser dans l’épargne

Pourtant, ce n’est pas faute d’être confrontés à cette sombre réalité. 49% des répondants connaissent ou ont connu un proche devenu dépendant. Dans près de 30% des cas, il s’agit de leur propre mère. Cette expérience ne leur a, semble-t-il, pas servi de leçon. Seuls 13% des personnes interrogées ont souscrit une assurance dépendance qui verse une rente en cas de perte d’autonomie.

24% n’ont jamais pensé à contracter une telle garantie et 12% pensent qu’ils n’en ont pas besoin. En cas de dépendance, 47% comptent sur l’aide de leur famille. 69% n’hésiteraient pas à puiser dans leur épargne, quitte à rogner le patrimoine à léguer à leurs héritiers. Avec un reste à charge évalué à environ 2.000 euros par mois, le bas de laine a intérêt à être conséquent…

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